2019 – 13ème jour de Novembre
«C’était un matin glacé d’hiver. Une épaisse couche de neige recouvrait le sol. Quelques plantes rebelles tentaient de se frayer un chemin dans le labyrinthe cristallin
Sanctuaire des Mondes oubliés
Les Terres de Va’alrore. Maintes et maintes fois, le récit de ce mythe évolua au cours des âges. Une légende que l’on partageait au coin du feu, une corne de bœuf polie emplie de bière dans une main, des saucisses embrochées sur une pique dans l’autre. Une légende connue de chacun des aubergistes dans tous les royaumes.
Nombreux sont ceux qui se sont lancés à sa découverte et à sa conquête ; nombreux sont revenus déçus. Certains ne sont même jamais revenus. Lorsqu’ils décrivaient leur périple aux voyageurs qui voulaient bien leur prêter une oreille attentive, il semblait qu’ils avaient tous emprunté un chemin différent. Comme si leur vécu, leurs souvenirs, leurs croyances, fusionnaient avec la Nature et leur créaient un passage sur mesure. À tel point qu’on les prenait souvent pour des fous, des affabulateurs qui ne cherchaient qu’à attirer l’attention des petites gens. Cependant, un détail, un seul et unique détail demeurait constant : deux mégalithes se dressant l’un face à l’autre, au pied d’une immense cascade. Une lueur semblait émaner de l’espace formé par ces géants de pierre. Plus l’on s’approchait d’eux, plus la lueur était puissante et pourtant étrangement douce et chaleureuse. Elle semblait appeler tous les voyageurs qui s’approchaient un peu trop d’elle.
Les mégalithes étaient gravés de runes et symboles magiques. De mémoire d’homme, nul n’a été en mesure de les traduire, de les interpréter, de les comprendre. Mais les Hommes ne savent pas tout…
«C’était un matin glacé d’hiver. Une épaisse couche de neige recouvrait le sol. Quelques plantes rebelles tentaient de se frayer un chemin dans le labyrinthe cristallin
Chaque soir, une nouvelle Nymphe rejoint l’atelier, Désirant comme ses sœurs de mon savoir-faire profiter. Celle-ci arriva aux dernières lueurs de jour, Tremblante et trébuchante,
Il fut une Nymphe qui me confia ses premières ailes,Afin que ma magie puisse les rendre immortelles.Elle fût si ravie de m’avoir choisie,Qu’elle partit en
Après des semaines et des semaines à me terrer dans ma demeure de pierre, au coeur des bois, j’entrevis alors la fin de cette période
Sur les terres de Merydar, il y a une forêt emplie d’arbres aux cimes rougeoyantes. Leurs feuilles sont tantôt rouge sang, tantôt dorées et illuminées
Pluie abyssale Le village était désert. Il n’y avait pas un bruit, pas de claquement de sabots sur les pavés, pas de vibrations dus aux