Rien, dans mon atelier, n’est laissé au hasard. Une brindille cueillie au détour d’un sentier d’Aveyron, une pierre choisie pour l’éclat qu’elle seule porte, une poussière de lumière capturée dans la résine — chaque matière a son histoire avant même de devenir bijou.
Voici celles qui se cachent derrière chacune de mes créations.
Avant les matières, les techniques qui les font naître — de la pièce la plus emblématique aux plus classiques.
Une rencontre. Une Aile de Fée naît de la rencontre entre la résine et la poussière de fée — une matière rare, née d’une haute concentration de lumière. De cette union naissent des reflets qui n’appartiennent qu’à elle : iridescents, changeants, vivants.
Un geste, jamais deux fois le même. Chaque Aile est confectionnée à la main, à l’atelier. Même réalisées dans les mêmes couleurs, deux ailes ne se ressemblent jamais tout à fait — les reflets ne se répètent pas à l’identique, chacune capte la lumière un peu différemment.
Précaution : résistante aux gouttes d’eau du quotidien, mais à ne jamais immerger.
Lassée de voir mes idées impossibles à réaliser, faute d’avoir les compétences pour les mener à bien, je me suis formée à la bijouterie traditionnelle — et je continue de m’y former, encore aujourd’hui. Travail du fil, découpe de plaques, brasures, sertis, texturage, limage : chacun de ces gestes, une fois acquis, m’a ouvert un champ de possibilités infini.
Cette bijouterie plus classique vient aujourd’hui compléter les Ailes de Fée : là où la résine capture la lumière, le métal se plie, se soude et se façonne pour donner corps à des idées que je ne pouvais, avant, que dessiner.
Le bronze est une matière que j’aime travailler sous plusieurs formes. Directement, d’abord : je sculpte mes pièces dans la pâte de bronze, une matière malléable, presque vivante sous les doigts, qui garde la trace de chaque geste avant de durcir. Cette technique m’est venue du Japon, où elle est née dans les années 1990 — des particules de métal mêlées à un liant organique, façonnées à froid comme une argile, puis révélées par le feu : une première cuisson autour de 400°C fait disparaître le liant, une seconde à plus de 800°C soude les particules entre elles jusqu’à ne plus former qu’un bronze massif et pur.
Il m’arrive aussi de partir autrement : je sculpte dans la cire ou une pâte à sculpter, puis je moule la pièce obtenue — pour la couler directement en bronze, ou pour la reproduire ensuite en pâte de bronze. Deux chemins, une même matière, pour ne jamais me sentir limitée par une seule technique.
Avec le temps, le bronze se patine naturellement — un peu de douceur avec un chiffon micro-abrasif ou une brosse à poils souples suffit à lui rendre tout son éclat des premiers jours.
N.B. : je peux aussi travailler pâtes de cuivre et d’acier, mais c’est anecdotique comparé au bronze. Le procédé est le même.
Au-delà du bijou, j’aime aussi donner corps à des pièces plus grandes, pensées pour se porter et transformer une silhouette : ailes dorsales à porter, coiffes et couronnes, oreilles de fée. Ce sont des créations plus spectaculaires, qui demandent un temps de réalisation plus long, et souvent un travail sur-mesure, ajusté à la personne qui les portera.
Chaque pièce est unique, pensée pour un shooting photo, un mariage féerique, un salon costumé — ou simplement l’envie de se transformer, l’espace d’un instant, en habitante d’un autre monde.
Mini-mondes sous cloche, cadres d’entomologie féerique, suspensions murales, maisons de fée… Certaines naissent à quatre mains, avec mon amoureux — menuisier et forgeron de métier — qui a plongé les deux pieds dans mon univers enchanté pour m’y rejoindre.
Ce qui compose chaque création, de la résine à l’emballage qui l’accompagne.
Chaque brindille a son histoire. Les éléments végétaux et champignons de l’atelier — séchés ou stabilisés — viennent presque exclusivement de mes propres cueillettes, glanées dans trois territoires qui me sont chers : l’Aveyron, où je vis aujourd’hui ; les Alpes-Maritimes, chez les parents de mon compagnon ; et la Provence, près du jardin de ma grand-mère.
Plus j’avance dans mon travail, plus l’envie de belles pierres se fait sentir. Je m’attache depuis quelques années à une sélection minutieuse de leur provenance : achetées chez des fournisseurs qualifiés, dont l’extraction et la taille respectent une démarche éthique.
Une matière presque irréelle : semblable au verre, d’une pureté et d’une beauté incomparables. Ses reflets se révèlent au moindre rayon de lumière — c’est pourquoi tant de mes Fées le portent. Cristal de la meilleure qualité, fabriqué en Autriche.
Plusieurs alliages entrent dans la confection de mes bijoux : un mélange de fer, cuivre et zinc (le « métal fantaisie »), de l’acier inoxydable gris ou doré, du laiton plaqué or ou argent — tous conformes à la réglementation en vigueur.
Chaque création part de l’atelier avec le plus grand soin : papier de soie, enveloppe en papier glassine, et toujours quelques douceurs surprises glissées à l’intérieur. Le tout voyage protégé dans du papier bulle recyclé — matériaux réemployés autant que possible.
Coulées dans une cire de soja fabriquée en Europe, parfumées en France à Grasse, agrémentées de plantes séchées, de pierres enchantées et de Poussière de Fée. Elles répondent aux normes européennes de sécurité.